Concours d’éloquence : les vainqueurs de l’édition 2019 témoignent

C’était il y a un an. Le 23 avril dernier, les 12 candidats au concours d’éloquence ont révélé leurs talents d’orateurs à une assemblée de 300 personnes. Nous sommes aller interviewer les 4 vainqueurs du concours d’éloquence 2019, pour mieux comprendre ce qui les avait motivé, ce qu’ils avaient retiré de cette expérience, et s’ils le recommanderaient aujourd’hui.

Albane Normand, 1er prix DE L’éloquence

C’était la première fois que je parlais devant autant de monde, cela m’a permis de me dire que j’en étais parfaitement capable.

Albane s’est lancée le challenge de participer au concours d’éloquence sur les conseils d’une amie. Arrivée 1er prix d’éloquence, elle exprime tout ce que ce concours lui a apporté dans l’organisation des idées, le stress des sélections et l’impression de repasser ses examens d’avocate, puis le soulagement une fois descendue de scène.

éloquence

Pourquoi t’être inscrite au concours d’éloquence 2019 ?
A.N. :  
Par goût du challenge.

Le recommanderais-tu et pourquoi ?
A.N. :  Oui, je recommande! Cela permet de se dépasser, de prendre confiance en sa capacité à parler en public et d’apprendre à construire sa pensée.

Sur quels points cette expérience t’a-t-elle amené à te dépasser ?
A.N. : Le fait de passer efficacement un message, et de parler devant une assemblée de 300 personnes.

C’était la première fois que je parlais devant autant de monde dans de telles conditions, cela m’a permis de me dire que j’en étais parfaitement capable.

Peux-tu nous raconter le soir du concours ?
A.N. : Le soir du concours c’est un mélange de beaucoup de choses, entre l’excitation dans les loges, le stress qui monte petit à petit avant de passer, la concentration une fois que l’on est sur scène, le plaisir d’écouter les autres candidats, et enfin la joie au moment de l’annonce des résultats.

Quels sont les moments clés que tu retiens ?
A.N. : Le stress juste avant de passer et le soulagement une fois que l’on descend de scène.

Christophe colussi,
prix du public

L’adrénaline est palpable à la premiere syllabe et savoureuse jusqu’au dernier mot.

Ayant entendu parlé du concours d’éloquence sur les réseaux sociaux, Christophe a décidé de se lancer dans ce projet pour  » faire quelque chose de différent, (se) mettre un peu dans le rouge et (s)’investir dans l’écriture d’un texte. Il termine cette aventure en obtenant le prix du public. Dans cette interview, il raconte l’excitation du jour J et l’esprit de groupe qui s’est crée entre les candidats.

Peux-tu nous raconter ce que tu as ressenti, durant la préparation, la sélection, puis le soir du concours lui-même?

C.C. : Au début, aucune pression, on se dit que c’est un concours d’éloquence local, c’est pas la finale de Sciences Po… Et puis dès les premiers échanges et rencontres, on sent que tout le monde a sa place. Pendant les sélections, même si le jury est bienveillant, on joue sa place au show. Le jour J, l’ambiance est fun, c’est le théâtre, les coulisses, les loges, et surtout la réaction du public.

Quels sont les points sur lesquels ce concours t’a amené à progresser ?
C.C. : J’ai beaucoup avancé sur la préparation et l’architecture d’un texte, et sur la la gestion du temps.

Quels sont les moments clés que tu retiens ?
C.C. : Tous les moments sont top. De la présentation du projet au final.
Bien sûr, recevoir le prix du Public est très flatteur quand on connait le niveau des autres participants et leurs parcours, mais en fait, on se rend compte que c’était un show collectif.

Le recommanderais-tu et pourquoi?
Oui Oui et Oui et à tous car ce type de concours est fun mais exigent, il demande du travail et de la rigueur. L’adrénaline est palpable à la premiere syllabe et savoureuse jusqu’au dernier mot.

Louka le guyader,
prix JEUNE

…après les premiers rires le stress s’est évaporé, je me suis senti libre

Louka s’est inscrit au concours sur les conseils de ses parents.  De son inscription au soir de la finale, Louka a vécu les montagnes russes. Alors qu’il ne s’y attend pas, il est sélectionné parmi les 12 candidats finaux, et met tout en œuvre pour se battre en finale. Le soir du concours, Louka se révèle sur scène et il est aujourd’hui très heureux d’avoir relevé ce challenge.

Peux tu nous raconter ce que tu as ressenti, durant la préparation, la sélection, puis le soir du concours lui-même? Ce concours pourrait s’apparenter à des montagnes russes pour moi.

Tout d’abord, quand mes parents m’ont inscrit je ne savais pas quoi en penser, j’ai cru que tout allait être insurmontable. Même si les ateliers m’ont donnés de la confiance, je suis resté bloqué sur le texte un long moment. La veille du passage le texte était prêt, mais je n’ai pas pris le temps de le travailler à l’oral. Confiant pour cette sélection devant le jury, j’ai vite déchanté après mes premières phrases, trop intimidé, ne maitrisant pas mon texte, je suis allé jusqu’au bout. Mais en sortant de la salle je me suis effondré en me disant que cette expérience se terminait trop tôt, et que je n’avais réussi à donner le meilleur de moi-même.

Lorsque j’ai vu ma photo parmi les sélectionnés, j’ai cru à un bug tellement je n’y croyais pas. Mes parents en moi avons éclaté d’un rire de joie et d’émotion. J’ai pris conscience dans les minutes qui suivaient qu’il me restait encore beaucoup de travail car il était hors de question de répéter ma piètre prestation devant 300 personnes. J’ai appris mon texte par cœur, puis j’ai appris à m’en détacher pour qu’il paraisse naturel et pouvoir travailler mon éloquence et ma gestuelle. Je l’ai récité, et récité encore et encore.`

Le soir même, j’avais hâte de montrer le travail que j’avais fourni pendant ces longues semaines.

Mais, deux sentiments s’entremêlaient en moi, l’excitation et le stress. Au fur et à mesure que la soirée avançait, le stress prenait le dessus. J’avais un texte basé sur l’humour…

…après les premiers rires le stress s’est évaporé, je me suis senti libre et j’ai pris énormément de plaisir jusqu’aux applaudissements du public et de mes camarades d’éloquence. Pour moi, j’avais gagné, j’avais atteint mon objectif.

Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?
L.L.G. :  Il y a trois points importants à maitriser, l’oral pour l’éloquence, l’écrit pour retranscrire ses idées. Cependant le point sur lequel je me suis le plus impressionné fût ma façon de surmonter mon stress.

Le recommanderais tu et pourquoi ?
L.L.G. : Je recommanderais ce concours de tout cœur ! Tout d’abord parce que j’ai pu y faire de belles rencontres mais aussi parce qu’il m’a permis de me fixer un objectif et de me dépasser. Mais ce que je retiens le plus, c’est l’esprit collaboratif, bienveillant et surtout pas compétitif !

ISLANDE ECHEVARNE,
PRIX COUP DE CŒUR DU JURY

Un membre du jury m’a dit : « maintenant que tu as fait ça à 18 ans, tu pourras tout faire. »

Islande a entendu parler du concours à l’université. Elle s’est inscrite dans le plus grand secret, pour ne pas se mettre de pression, se disant qu’elle n’avait rien à perdre et tout à gagner de cette expérience. Le soir de la finale, elle défend un sujet qui lui tient particulièrement à cœur, sur l’émancipation des femmes.

Pourquoi t’être inscrite ?
I.E. : Quand je me suis inscrite c’était juste pour voir, ensuite je me suis dit que la préparation pourrait me servir dans mon métier mais je ne pensais pas gagner.

Peux-tu nous raconter ce que tu as ressenti, durant la préparation, la sélection, puis le soir du concours lui-même ?
I.E. : Le soir du concours j’étais vraiment stressée mais contente d’être arrive là. Certains de mes proches et de mes professeurs d’université étaient présents. Ce soir-là je ne suis pas arrivée en voulant ou non gagner, j’étais juste contente de pouvoir faire passer mon message aux personnes. Mon discours portait sur l’émancipation des femmes, c’est un sujet qui me touche et dans lequel je suis très impliquée. Ce soir-là je me suis dit que peu importe l’issus du concours 300 personnes auraient entendu parler de l’émancipation des femmes et c’était pour moi le plus important. Je ne pensais ni ne voulais convaincre l’ensemble des personnes, je souhaitais simplement les faire réfléchir sur le sujet et prendre conscience de l’état actuel de la place de la femme.

Est-ce que cette expérience t’a apporté quelque chose et si oui quoi ?
I.E. :  Ce concours m’a permis d’apprendre à structurer un discours et apprendre les différents points d’une plaidoirie. Il m’a permis de voir qu’avec du travail on peut réaliser et transmettre beaucoup de choses.

Quels sont les moments clés que tu retiens ?

I.E. : Je crois que le moment clé que je retiens est le moment où je suis arrivé sur la scène, je ne stressais pas de parler ou autre en arrivant, je ne pensais qu’à une seule chose « ne surtout pas tomber en talon devant tout le monde ». Et le second moment clé de ce concours reste une phrase qu’un des jurys m’a dit après l’annonce des résultats : « Maintenant que tu as fait ça à 18 ans tu pourras tout faire ».

Le recommanderais tu et pourquoi ?
I.E. : Oui je le recommande vraiment même pour les personnes timides, il y a forcément quelque chose à gagner !

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30 janvier 2020 : Parutions presse

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